Au volant du presbytère mobile
Publié le 22 Feb 2026 • 👁 78 vues
Depuis décembre, le père Antoine sillonne les villages ariégeois au volant de sa «caravane de la miséricorde». Pendant cinq jours, il installe son presbytère mobile près de l'église. Au programme : temps de prière, célébrations, visites aux paroissiens...
«Sortez ! Allez dehors…» Une parole du pape François prise à la lettre par le père Antoine Reneaut. Six mois déjà qu'il parcourt les petits villages ariégeois. Pour monture, point d'âne, mais une caravane baptisée «La caravane de la miséricorde». Mercredi, c'est perché près de la bastide de Saint-Ybars, face aux majestueuses Pyrénées, que le père Antoine a installé son petit presbytère mobile. Il y passera quatre nuits et cinq journées. Au village, peu étaient informés de sa venue. «Je viens à l'improviste pour ne pas créer un petit événement, explique le jeune curé. Sinon les gens s'organisent, c'est moins spontané.» Forcément, la présence du petit véhicule interroge, surprend. Rapidement, la nouvelle se répand. Ici, cela fait 35 ans qu'il n'y a plus de prêtre résident. Monique, une paroissienne, trouve l'«idée géniale, cela va peut-être amener les gens à se questionner. On est dans un monde où on est très pris, alors on évacue Dieu. Toutes les semaines on est un petit groupe à se retrouver à l'église pour l'Adoration. C'est difficile de mobiliser du monde. Mais c'est sans doute de notre faute…» Un des objectifs du prêtre est de créer du lien. Car dans les villages beaucoup se sont pris en main pour animer la vie paroissiale. Le prêtre est souvent là uniquement pour les grands moments de la vie. «Je ne fais que passer, je suis un relais, mais je veux les aider dans leur dynamique», confie le père Antoine qui ne souhaite pas pour autant être «un inconnu de bénitier qui rend un service et qui disparaît», mais «un troubadour». Dans sa caravane, il emporte sa guitare sèche et des chants composés par ses soins.
«Sortez ! Allez dehors…» Une parole du pape François prise à la lettre par le père Antoine Reneaut. Six mois déjà qu'il parcourt les petits villages ariégeois. Pour monture, point d'âne, mais une caravane baptisée «La caravane de la miséricorde». Mercredi, c'est perché près de la bastide de Saint-Ybars, face aux majestueuses Pyrénées, que le père Antoine a installé son petit presbytère mobile. Il y passera quatre nuits et cinq journées. Au village, peu étaient informés de sa venue. «Je viens à l'improviste pour ne pas créer un petit événement, explique le jeune curé. Sinon les gens s'organisent, c'est moins spontané.» Forcément, la présence du petit véhicule interroge, surprend. Rapidement, la nouvelle se répand. Ici, cela fait 35 ans qu'il n'y a plus de prêtre résident. Monique, une paroissienne, trouve l'«idée géniale, cela va peut-être amener les gens à se questionner. On est dans un monde où on est très pris, alors on évacue Dieu. Toutes les semaines on est un petit groupe à se retrouver à l'église pour l'Adoration. C'est difficile de mobiliser du monde. Mais c'est sans doute de notre faute…» Un des objectifs du prêtre est de créer du lien. Car dans les villages beaucoup se sont pris en main pour animer la vie paroissiale. Le prêtre est souvent là uniquement pour les grands moments de la vie. «Je ne fais que passer, je suis un relais, mais je veux les aider dans leur dynamique», confie le père Antoine qui ne souhaite pas pour autant être «un inconnu de bénitier qui rend un service et qui disparaît», mais «un troubadour». Dans sa caravane, il emporte sa guitare sèche et des chants composés par ses soins.